Souvenirs
Te souviens-tu, Ô mon coeur, des douces saisons.
Qui ont fleuries, ainsi que des vertes moissons.
Là, à l’ombre de ta jeunesse enchanterresse.
Parmi, de la nature, les douces richesses.
Qu’il est loin ce temps, où tu allais gaiement
Vers les doux mystères, qui te semblaient gênants.
Et n’écoutant que les impulsions de ton âme
Tu souriais à cette vie pleine de charmes.
Mais ces temps ont passé, sur lui tu as pleuré.
Blessé dans ton orgueil, caché sous le couvert
De tes regrets amers, une fleur t’a pansé.
Pour toi, une nouvelle cité s’est ouverte,
Et tu as compris que, si tu voulais un jour
Y entrer, il te fallait changer pour toujours.
© Plume, 25 novembre 1966