L’orage !
Dans le ciel azuré, l’Orage s’annonce
Comme un cri dans une réponse.
Des sourcis que l’on froncent
Montrent des cieux qui s’affrontent.
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Les nuages gris-noirs s’entassent
Comme des mots que l’on retient.
Le soleil se voile, les rayons se cassent
Plus rien ne va, plus rien ne tient.
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Alors le premier éclair frappe, rapide
Le premier mot est lâché, crié.
Le sol à peine touché
La réplique prête, lancée, acide.
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Alors, le vent de tempête déferle
Les paroles se suivent en saccades.
Le ciel perd sa retenue, ses perles!
L’eau comme les larmes s’abattent en cascade.
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Mais comme aucun orage n’est éternel,
Les mots se tarent, se calment.
Le ciel, lui-même s’essouffle
Les yeux se font moins brûlants, plus doux.
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Alors ce vent de tempête s’apaise
Des mots d’excuse affleurent aux lèvres.
Les nuages sombres s’effritent, s’éloignent
Les larmes comme les gouttes s’assèchent.
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Les voiles, devant le soleil, s’estompent
Les bras se tendent, s’ouvrent.
Il caresse la terre meurtrie
Un baiser scelle le retour à la vie.
© hlm, 2 juin 1998